Que ce soit dans les déserts ou les marécages, sur les terres d’altitude ou au milieu des océans, l’homme a de tout temps su faire preuve de sa capacité à adapter ses pratiques agricoles aux terres les plus inhospitalières. En marge des grandes évolutions de l’agriculture, il a en effet su développer des conduites culturales originales qui sont autant de réponses à la sévérité des contraintes physiques et aux aléas de l’histoire. Stratégies simples de survie, solutions techniques parfois complexes, les agricultures de l’extrême présentées dans cet ouvrage étonnent par leur diversité et leur créativité. Elles s’inscrivent dans des contextes sociaux et culturels contrastés, tout en se faisant étrangement écho d’un continent à l’autre.
Rédigé dans un style accessible à tous, abondamment illustré, cet ouvrage à plusieurs mains donne à découvrir la surprenante palette des « agricultures singulières » qui, au-delà de l’héritage exceptionnel qu’elles représentent, témoignent de l’infinie variété des formes d’agriculture développées dans le monde.
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Production
Articles
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Agricultures singulières
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAY -
Extension des marchés et normalisation : les systèmes agro-alimentaires dans la mondialisation
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYL’article se propose de caractériser le cadre d’action et de contraintes dans lequel les systèmes agroalimentaires ont eu à s’inscrire depuis le début de la décennie 80. Celui-ci est marqué par la « mondialisation » des échanges, entendue ici comme un processus social de construction et d’extension des marchés, via le développement du commerce international. Il met l’accent sur deux aspects de ce processus : la construction de vastes zones de libre-échange, notamment dans le cadre du Mercosur, de l’Union Européenne et de l’OMC ; l’expansion et la multiplication des dispositifs de normalisation.
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Land statistics. Global, regional and country trends 1990–2018
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYThe FAOSTAT Land Use statistics and associated land indicators provide information on the full land use matrix by country, including agricultural land (1961–2018) and forest land (1990–2018). These statistics are based on data collected annually from countries via a standard Land Use, Irrigation and Agricultural Practices questionnaire. Forest land statistics in the dataset are collected separately from countries through the FAO Global Forest Resources Assessment (FRA, 2020). The FAOSTAT Land Cover statistics are conversely produced by FAO, based on its Land Cover Classification System (FAO-LCCS) (De Gregorio, 2015). Information is derived from remote sensing products generated independently by specialized Agencies, currently NASA (MODIS land cover) and the European Copernicus Climate Change service (CCI land cover). Thei brief provides an overview of the main results and changes over time in land use statistics with a focus on agricultural land uses, and with details at global, regional and country level. Additional information is provided on important irrigation and agricultural practices also collected via the above-mentioned FAO questionnaire. It also presents some of the results from the land cover dataset also at global, regional and country level and compares them to land use statistics, thus giving for the first time a joint view of land statistics in FAOSTAT.
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Les champs au-delà des frontières
6 février 2023, par Mathilde COUDRAYPlus d’informations :
– les Agro’nautes : www.lesagronautes.org
– le projet "Les champs au-delà des frontières" : www.lesagronautes.org/index.php/les-champs-au-dela-des-frontieres
– CNRS - TELEMMe : https://telemme.mmsh.fr
– le Codetras, Collectif de défense des travailleur.euse.s dans l’agriculture : www.codetras.org
– Lire l’article "Le travail détaché : 25 ans après son instauration, état des lieux et perspectives"(F. Décosse, E. Hellio, B. Mésini), (...) -
Resource over-exploitation and running out
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYFood systems around the world are highly dependent on both renewable and nonrenewable resources. Drivers such as population growth, urbanisation and climate change put a lot of pressure on resources that have become core issues for the future of food systems. Cropland availability is limited in most parts of the world, adding pressure for cropping intensification. Fossil energy and phosphorus shortages are expected to occur within a few decades, with particular impact in Low-Income (LI) countries where farmers are more vulnerable to volatile prices. The availability of very unevenly distributed freshwater resources shows a similar picture, with an increasing number of regions reaching alarming levels of water scarcity. Some world fish stocks have been overexploited and are now depleted. But the situation is not without hope. While we need to intensify food systems to meet the challenge of a growing population, new ways to produce with less impact on the environment and more resilience to climate change need to be widely adopted.
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Charlotte Coureau
8 avril 2022, par Mathilde COUDRAYMOTS-CLÉS : INSTALLATION, PAYSAGE, AMÉNAGEMENT, VILLE-CAMPAGNE, MULTIFONCTIONNALITÉ DE L’AGRICULTURE
Au cours des dernières années, l’intérêt porté aux espaces agricoles périurbains n’a cessé de croître. À travers le prisme de la multifonctionnalité de l’agriculture, nous verrons comment ces espaces sont pris en compte dans l’aménagement urbain et comment ils peuvent répondre à la demande d’espaces de nature en ville tout en conciliant une fonction nourricière. L’exemple de la requalification du site de la (...) -
L’animal d’élevage n’est pas si bête
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYL’évolution de l’élevage et la construction des « productions animales » se sont appuyées sur un changement drastique du statut de l’animal d’élevage. À partir du milieu du 19e siècle en France, la zootechnie l’a déconstruit en tant qu’animal et en a fait une « bête » : chose, outil, matière, minerai. Considérés ainsi par les procédures du travail en systèmes industriels et intensifiés, les animaux d’élevage n’en sont pas moins supposés faire preuve d’intelligence, le travail ne pouvant se faire sans leur collaboration, voire sans leur coopération. Les vaches, les truies, ne sont donc pas si « bêtes » et la majorité des éleveurs qui, au quotidien, travaillent avec elles en sont intimement convaincus. Les animaux résistent à la bêtise, persistent dans leur être animal et leur désir de vivre en relation au monde. C’est bien cette résistance, jugée nuisible à la productivité, qui conduit aujourd’hui à robotiser le travail et à accélérer l’entreprise techno-biologique de réification des animaux d’élevage.
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The global distribution of acute unintentional pesticide poisoning : estimations based on a systematic review
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYHuman poisoning by pesticides has long been seen as a severe public health problem. As early as 1990, a task force of the World Health Organization (WHO) estimated that about one million unintentional pesticide poisonings occur annually, leading to approximately 20,000 deaths. Thirty years on there is no up-to-date picture of global pesticide poisoning despite an increase in global pesticide use. Our aim was to systematically review the prevalence of unintentional, acute pesticide poisoning (UAPP), and to estimate the annual global number of UAPP.
We carried out a systematic review of the scientific literature published between 2006 and 2018, supplemented by mortality data from WHO. We extracted data from 157 publications and the WHO cause-of-death database, then performed country-wise synopses, and arrived at annual numbers of national UAPP. World-wide UAPP was estimated based on national figures and population data for regions defined by the Food and Agriculture Organization (FAO). -
De la gestion collective des ressources marines
6 février 2023, par Mathilde COUDRAYPlus d’informations sur :
– Association pour la pêche et les activités maritimes : https://www.apam-med.eu
– Low Impact Fishers of Europe : https://lifeplatform.eu -
Penser les relations dans la nature
19 février 2020, par Mathilde COUDRAYTable ronde avec Valérie Chansigaud, Cécile Claveirole, Émilie Jeannin, Nicolas Bricas -
La biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture désigne la diversité du vivant (des gènes aux écosystèmes), ainsi que la diversité des connaissances associées (les savoirs et savoir-faire traditionnels). Les rapports au monde du vivant évoluent, passant d’une conception figée de la nature à une vision plus dynamique. Menacée par les activités humaines, la biodiversité était perçue comme une somme d’éléments indépendants, à protéger, utiliser et valoriser.